ROCH HACHANA : Fête des Trompettes
30 Septembre 2008
Levitique 23:23-25
Le Ministère Sar Shalom vous souhaite une excellente bonne , heureuse et nouvelle année 5769 dans le MASHIAH YESHUA dans le cadre de cette Fête des Trompettes-ROSH HASHANA , puisse cette année etre pour vous tous douce comme le miel , et qu'en cette année , pendant qu'HACHEM contemplera sa création , il pourra voir des croyants dignes , qui l'adore et respecte et obéisse a ses commendements.
Assemblée solennelle ; On sonne les trompettes pour se preparer au jour de l'expiation( plus précisemment nous sonnons le SHOFARou la Corne de Belier) Les rabbins disent que le son du cor doit reveiller en nous le repentir c'est un rappel :" Préparez vous a la rencontre de votre D.IEU "
Des pommes sont coupées en tranches et ensuite mangées après avoir été trempées dans le miel.Nous nous souhaitons ainsi symboliquement une année douce.Le son du SHOFAR retentit dans toutes les synagogues du monde entier.C'est la sonnette d'alarme du reveil sprirituel a l'idée de la venue du MESSIE, du jour de l'ETERNEL et du jugement final.
Roch Hachana veut dire tête de l'année et c'est effectivement consideré comme le nouvel an Juif.C'est le commencement tout a fait complémentaire a l'idée de la rentrée.La lecture de la Bible se fait cycliquement chaque année en commençant par Roch Hachana.
On se souhaite les uns les autres" Lechana Tova Tikatevou vethatemou" c'est a dire " Que votre nom soit inscrit dans le Livre de Vie ".
Roch Hachana (hébreu: ראש השנה, littéralement "tête de l'année"), est la célébration marquant le Nouvel An du calendrier hébraïque, c'est-à-dire l'année civile juive débutant le 1er Tichri, de la même façon que le 1er janvier marque la nouvelle année du calendrier grégorien.
Roch Hachana fixe la nouvelle année pour les gens, les animaux et les contrats légaux. La Michna distingue également ce jour pour le calcul des années ordinaires, des années sabbatiques et des années de Jubilé.
Roch Hachana, c'est quoi ?
Roch Hachana, littéralement "Tête de l'Année" est le Nouvel An juif. Il rappelle :
- La création d'Adam et Eve, créés à l'image divine, et dont descend l'humanité tout entière.
- La ligature d'Isaac, quand l'Eternel refusa le sacrifice humain pour le sacrifice animal.
La leçon de Roch Hachana est double : L'humanité dans son ensemble, peuples, individus, est jugée par le Juge suprême, afin de souligner le partenariat irréversible qui existe entre le Créateur et ses créatures. Ce jugement divin fait écho à la liberté et à la responsabilité des hommes, les uns par rapport aux autres.
Comme Adam puis Caïn, chaque personne doit répondre à Roch Hachana à deux questions : « Où es-tu ? » et « Où est ton frère ? »
En refusant le sacrifice d'Isaac, l'Eternel a enseigné que le service divin ne pouvait passer que par le sacrifice de son animalité intérieure et non par l'assassinat de l'homme.
En écoutant la corne de bélier (shoffar), nous nous rappelons ces leçons, afin de revenir vers notre Père et d'accepter sa volonté.
Et l'Eternel parla à Moché en ces termes : Parle aux enfants d'Israël en ces termes : Et le septième mois, le premier du mois sera pour vous jour chômé, souvenir de sonnerie, appel de sainteté, vous ne ferez aucun travail, et vous approcherez des sacrifices au nom de l'Eternel. »
(Lévitique Vayikra XIX).
« Et le septième mois, le premier du mois sera un appel de sainteté pour vous, ce sera un jour de sonnerie. »
« A Roch Hachana, tous les habitants de la terre passent devant Lui comme le troupeau du berger, ainsi qu'il est dit : "Celui qui a façonné ensemble leur c½ur, distingue tous leurs actes." »
(Traité Roch Hachana 16a)
« Pourquoi sonne-t-on d'une corne de bélier à Roch Hachana ? Ainsi répond le Saint, béni soit-Il : Sonnez devant mois la corne de bélier, afin que Je me souvienne, pour vous, de la ligature d'Isaac fils d'Abraham et J'en tiendrai compte comme si chacun d'entre vous avait été lié devant Moi. »
(Ibid.)
« Trois livres sont ouverts à Roch Hachana, le premier pour les vrais pervers, un autre pour les justes parfaits et un troisième pour les individus moyens. Les justes parfaits sont immédiatement inscrits dans la livre de la vie, les méchants immédiatement inscrits dans la livre de la mort, quant aux moyens leur jugement est suspendu de Roch Hachana à Kippour, s'ils sont méritants ils sont inscrits pour la vie, s'ils ne sont pas méritants, ils sont inscrits pour la mort. »
(Ibid.)
« Les anges du service divin ont demandé au Saint, béni soit-Il : Maître du monde pourquoi Israël ne récite-t-il pas de chants de louange à Roch Hachana et à Kippour ? Il leur dit : Est-ce possible qu'au moment où le Roi est assis pour juger et devant qui les livres de la vie et de la mort sont ouverts, qu'Israël entonne des chants ? »
(Ibid. 32b)
« Bien que la mitsva de sonner le shoffar à Roch Hachana soit un décret divin, il s'y trouve une allusion, à savoir : "réveillez-vous de votre sommeil, et vous les endormis levez-vous de votre somnolence" faites un bilan de vos actes, revenez en repentir et souvenez-vous de votre Créateur. Et vous qui oubliez la vérité par la perte de temps, et qui perdez vos années en vanité et en leurre sans aucune valeur, observez votre âme, considérez vos conduites et vos fautes et que chacun abandonne son mauvais chemin et ses mauvaises pensées. »
(Rambam. Lois sur le repentir)
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Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune ½uvre servile. Il sera pour vous Jour de la Terou'a. (Livre des Nombres 29:1)
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L'Éternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d'Israël, et dis : Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, rappelé par/en souvenir de la Terou'a[1] , une sainte convocation. Vous ne ferez aucune ½uvre servile, et vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu. (Lévitique 23:23-25)
La Bible est claire sur ce point, la sanctification de la néoménie (ce mois sera pour vous le premier des mois etc.) désigne le mois de l'Aviv (mois de l'orge, donc printemps) au cours duquel, outre l'évènement fondateur d'un peuple, débute la moisson de l'orge. Par contraste, le mois de Tishri (d'origine akkadienne ta¨rītu "Commencement", de ¨urrû "commencer") marque le début de l'automne et la fin des moissons, en clair, le début de l'année agricole, c'est-à-dire économique, commune à l'ensemble des peuples du Moyen Orient.
Les grands festivals étaient eux aussi réglés sur les saisons : l'Aviv sur la moisson de l'orge, le festival des récoltes sept semaines plus tard, fête de la récolte à la fin de l'année (voir Exode 23:14-17; Deutéronome 16:1-16).
Il semble donc vraisemblable que la nouvelle année (agricole) était célébrée depuis les temps anciens d'une façon particulière. C'est peut-être en ce sens qu'on peut comprendre Ezéchiel 40:1[2]. S'il devait s'agir du 10 Tishri, c'est en ce jour que serait proclamé le début de l'année du Jubilé au son du chofar(Lévitique 25:9).
Selon la traduction de la Septante sur Ez. 45:20, des sacrifices spéciaux devaient être offerts le premier jour du septième mois comme le premier mois. De plus, il s'agissait d'une sainte convocation, où l'on ne faisait aucune ½uvre servile (Lévitique 23:23-25, Nombres 29:1).
Si ces hypothèses sont avérées, ce jour n'était pas expressément appelé "jour du nouvel an", mais il était considéré ainsi par les Juifs, et ce depuis une période très ancienne.
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Il y a quatre débuts d'année : le premier du mois de Nissan [est] le nouvel an pour les Rois et les festivals. Le premier du mois d'Eloul [est] le nouvel an pour la dîme sur le bétail; Le premier du mois de Tishri [est] début de l'année pour les années, les années de chemitta et les années de Jubilé, pour la plantation et les légumes. Le premier du mois de Shevat [est] le nouvel an pour les arbres.Le monde est jugé sur quatre sujets : à Pessa'h pour ce que produira le sol; à Atzeret sur les fruits des arbres; à Roch Hachana, tous ceux qui vont dans le monde devant Lui comme en troupeau, ainsi qu'il est dit[3]:"Il a formé leurs c½urs à tous, et connaît tous leurs actes"; et à la Fête (des Cabanes) sur l'eau (les précipitations annuelles) -- Mishna R"H 1:2
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Tous sont jugés à Roch Hachana, et les décrets de leurs jugements sont signés au Yom HaKippourim.Tous sont jugés à Roch Hachana, et le décrets du jugement de chacun est signé en son temps, à Pessa'h pour ce que produira le sol, à Atzeret sur les fruits des arbres et à la Fête (des Cabanes) sur l'eau.
Selon la tradition rabbinique, c'est également à Roch Hachana qu'une création a eu lieu, soit celle du monde (selon l'interprétation du verset Deut.11:12[4]), qui se serait achevée le 7 Tishri, soit celle de l'homme, et la Création aurait débuté le 25 Eloul.
L'observance du 1er Tishri est basée sur la mention de zikaron (Lévitique 23:24) et la référence d'Ezra à ce jour comme "saint au Seigneur" (Néhémie 8:9), ainsi que sur Psaumes 81:5[5], où mishpat est compris dans le sens de "jugement". Ces idées inspireront jusqu'à Philon qui, dans son traité sur les festivals, appelle le Jour du Nouvel An "festival de la lune sacré, fête des Trompettes" qu'on fait sonner "afin de remémorer le don de la Loi, et les bienfaits de Dieu à l'humanité en général (De Septennario, § 22).
Roch Hachana s'étend les deux premiers jours du mois hébraïque de Tishri, même en Israël où la plupart des célébrations ne durent qu'un jour.
Le second jour est néanmoins une addition ultérieure, qui dit que la convocation sainte ne porte que sur le premier jour.
Les deux jours de Roch Hachana sont considérés « Yoma arikhta » (Araméen: « un long jour »). Le Zohar, une ½uvre médiévale de Kabbale, insiste sur l'observance universelle des deux jours, enseignant que les deux passages du Livre de Job(1:6 et 2:1), "lorsque les fils de Dieu vinrent se présenter devant le Seigneur," se réfèrent aux premier et second jour de Roch Hachana, observés par le Tribunal Céleste devant le Tout-puissant (Zohar, Pin'has, p. 231a).
Les Juifs orthodoxes et traditionalistes observent deux jours. La raison invoquée est qu'autrefois, la fixation du début d'un nouveau mois dépendait de la déposition de deux témoins affirmant avoir vu la nouvelle lune ("d'où le terme néoménie pour caractériser le début des mois hébraïques) En Diaspora, il y avait un doute quant au moment d'arrivée des témoins. il fut décidé vers la fin du Moyen Âge qu'il en serait de même en terre d'Israël afin de lever tout doute.
Les Juifs adhérant aux mouvements réformé ou reconstructionniste observent un jour ou deux selon le choix de chacun.
Les Karaïtes, Juifs « scripturalistes » ne suivant pas la Loi orale, célèbrent la nouvelle année le 1er Nissan, à l'Aviv, et ne reconnaissent pas ce statut à Roch Hachana. Ils observent toutefois le Yom Terou'a, c'est-à-dire la prescription de sonner du chofar le 1er du mois d'« Ethanim », à une date différente du 1er Tichri, leur calendrier ne suivant pas non plus le calendrier juif, d'institution rabbinique et non biblique.
Roch Hachana se tient 162 jours après le premier jour de Pessa'h. Le calendrier hébraïque étant basé sur un cycle luni-solaire, son échéance dans le calendrier grégorien est variable. Toutefois, elle ne peut jamais tomber avant le 5 septembre, comme ce fut le cas en 1899 et le sera en 2013 (après l'an 2089 du calendrier grégorien, les différences entre celui-ci et le calendrier hébraïque obligeront Roch Hachana à ne pas pouvoir tomber plus tôt que le 6 septembre), ni après le 5 octobre, comme ce fut le cas en 1967 et le sera de nouveau en 2043.
Le calendrier hébraïque est constitué de telle sorte que le premier jour de Roch Hachana ne peut tomber un mercredi, vendredi ou dimanche; un moyen mnémotechnique assez populaire est "lo be-adou rosh" ("Roch [Hachanah] n'est pas en adou"), où a-d-ou a la valeur numérique 1-4-6 (correspondant à la numérotation de jours dans la semaine juive, dont dimanche est, au sens large, le premier jour)
Roch Hachana est simultanément l'un des jours joyeux et les plus solennels du calendrier juif. Diverses explications sont proposées, et toutes sont acceptées comme justes. Parmi les deux raisons les plus connues :
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le jour de la proclamation de la royauté de Dieu sur le monde
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le jour du jugement
Roch Hachana est considérée comme un jour où les créatures du monde reconnaissent Dieu pour Roi. Ceci représente l'une des explications pour la joie du jour autant que la sonnerie du chofar, qui revêtent alors un caractère royal, le hofar annonçant la venue du Roi. C'est pourquoi il convient de revêtir de beaux habits. La source de la terou'ah serait quant à elle la suivante : le Saint, béni soit-Il, a dit : 'Dites devant Moi à Roch Hachana: des glorifications (malkhiot), des remémorances (zikhronot) et des "chofrot"'. Des malkhiot - afin que vous Me fassiez régner sur vous (kedei shetamlikhouni 'aleikhem); des zikhronot - afin que monte devant Moi le souvenir de vous en bien; et comment [effectuer des malkhiot et des zikhronot] ? Au moyen du chofar.
Et ainsi , mentionnant l'une des traditions citées dans le Talmud selon laquelle Roch Hachana est le jour où le monde a été créé (la seconde tradition est que le monde a été créé en Nissan) : Comme ce jour [marque]le début de la Création, car c'est en ce jour que le Saint, béni soit-Il a créé le monde et a régné sur lui, on réalise des intronisations au début de leurs règnes, lorsque nous sonnons du "chofar".
Dans la liturgie de Roch Hachana elle-même, on insiste sur le règne de Dieu sur le monde : "Et puisses-Tu rapidement régner, Toi Hashem, notre Dieu , sans partage sur Tes créations, le lieu de Ta résidence sur le mont Sion, et en Jérusalem, ville de Ta sanctification,...", ou encore "Notre Dieu et Dieu e nos pères, règne sur le monde entier dans Ta gloire, et présides au monde dans Ta chèreté, et révèle dans la gloire ta puissance sur toutes les créatures terrestres, et il sera connu à toute ½uvre que Tu l'as ½uvrée , et toute créature comprendra que Tu es son créateur, et chacun dira en son âme, Hachem est Dieu d'Israël, Roi, et Son règne surpasse tout [autre] règne."
Roch Hachana est particulièrement caractérisée comme étant le jour du jugement pour l'ensemble des créations du monde, ou, ainsi qu'il est écrit dans la prière du Moussaf : "Aujourd'hui est l'anniversaire de la création du monde, aujourd'hui se tiendra en jugement toutes les créatures des mondes, ceux-là comme des fils, ceux-là comme des esclaves".
Selon le Talmud trois livres sont ouverts à Roch Hachana : un pour les totalement justes, un pour les totalement méchants, et un pour les [cas] intermédiaires. Les justes sont aussitôt inscrits et consignés pour la vie, les méchants pour la mort, les intermédiaires sont en suspens, de Rosh hHashana au Yom HaKippourim. S'ils ont mérité, ils sont inscrits pour la vie, s'ils n'ont pas mérité, ils sont inscrits pour la mort. --
Cependant, ainsi qu'il est écrit dans le livre d'Ezra, Roch Hachana est un jour de joie. La tradition n'y voit cependant aucun paradoxe : ainsi que le dit le Talmud de Jérusalem : quelle nation est comme cette nation-là ? Alors qu'ordinairement, lorsqu'on sait qu'on va passer en jugement, on se revêt de noir, on s'enveloppe de noir, et on se laisse pousser la barbe, car il ne connaît pas l'issue de son jugement. Mais Israël n'est pas ainsi, ils s'habillent de blanc, s'enveloppent de blanc, rasent leur barbe, mangent, boivent et se réjouissent, car ils savent que le Saint, béni soit Il leur fait des miracles. -- Traité R"H 1
C'est pourquoi, bien qu'on se souhaite, comme dans touts les cultures une bonne année, le message est autrement plus profond : "Soyez inscrits pour une année douce et sucrée", en d'autres termes, "j'espère que vous n'aurez pas une mauvaise année".
Prononcée avec sincérité, particulièrement envers une personne avec laquelle on n'est pas en bons termes, cette prière est une preuve de Tsedaqa (puisqu'on ne lui souhaite pas ce qu'on ne voudrait pas se voir souhaiter à soi) et de repentance (puisqu'on fait un pas vers lui, on admet forcément sa part de torts dans le différend qui l'oppose à soi).
Le mois de Tichri constitue dans le calendrier hébraïque mais également dans l'économie du judaïsme une période centrale à tous égards. C'est le mois le plus dense et sans doute le plus significatif : il est riche en solennités puisqu'il ne compte pas moins de douze jours de fêtes. Sa caractéristique essentielle me semble être cependant la puissance de spiritualité dont il est porteur. C'est au cours de ce mois – et singulièrement dans les rituels de Roch Hachana et de Kippour – que s'expriment avec force les grandes valeurs dont le judaïsme est porteur.
C'est une période propice à la méditation et à l'examen de conscience. Mais cet examen n'est pas uniquement individuel. Il est également collectif. Nous sommes invités à nous interroger sur nos engagements et sur nos responsabilités. Avons-nous, entre autres, assumé convenablement nos devoirs envers nos communautés ?
Certes, nous pensons régulièrement à ceux de nos frères qui, ici ou là, vivent dans le besoin et parfois dans la douleur. Mais avons-nous agi efficacement, contribué si peu que ce soit pour mettre un terme à ce besoin, pour réduire cette douleur ?
Les solennités de Roch Hachana et de Kippour requièrent de chacun de nous, à la place qui est la sienne, responsable ou simple militant – et c'est leur profonde signification – de rompre avec le train-train quotidien. De nous tourner vers l'essentiel. De nous interroger non sur ce que nous attendons des autres mais sur ce que nous pouvons leur apporter.
Tichri nous invite à retrouver nos énergies. A repousser les idées fatalistes. A vaincre nos fatigues et nos désinvoltures. A nous rassembler pour mieux résister aux forces qui continuent à vouloir du mal. A nous rappeler que nous sommes – ainsi que le dit une de nos plus belles traditions – arévim zé lazé, responsables les uns des autres. A ne pas détourner le regard de ceux des nôtres qui ont besoin de nous. Vêtir ceux qui sont nus, comme le dit le prophète Isaïe. A penser à ceux de nos frères qui, à Sdérot ou ailleurs en Israël, vivent quotidiennement sous la menace de Kassam et autres fusées meurtrières. Tichri constitue une injonction pour nous tous à faire taire nos petites querelles intestines et à placer au c½ur de nos réflexions l'idée que notre destin est commun.
Nous vibrerons avec intensité au son du chofar et à l'écoute de textes du rituel qui sont chargés d'émotion et de spiritualité.
Que ce nouvel an soit pour chacun de vous une année de grâce et de douceur. Qu'il vous permette de vous renouveler. Qu'il apporte à chacun et à chacune d'entre vous la réalisation de vos v½ux ! Et que vous soyez tous inscrits dans le livre de la vie !
Lechana tova tikatévou !
Joël Mergui
Président du Consistoire de Paris